Coupe du monde 2014

  1. C'est le Brésil qui va gagner

 Voir la Seleção triompher le 13 juillet au Maracanã est le rêve de chaque supporter brésilien. Même si le fait d'être le pays organisateur peut aider, c'est malgré tout loin d'être gagné d'avance pour le Brésil. La dernière équipe à avoir soulevé le précieux trophée à domicile n'est autre que la France en 1998, autant dire qu'organiser la compétition n'est pas un gage de victoire. Certes, le Brésil, qui peut se targuer d'avoir sur le papier une des meilleures équipes, pourra compter sur un fort soutien populaire dans un pays où le football est roi. La Seleção a hérité d'un groupe abordable au sein duquel elle partira ultra-favorite. La question est de savoir si l'équipe saura résister à la pression de jouer devant son public qui attend une sixième étoile depuis 2002.

  1. Les stades seront prêts à temps

 Rien n'est moins sûr ! A trois semaines du début du Mondial, tous les stades ne sont pas achevés. L'Arena Corinthians de São Paulo, qui va accueillir le match d'ouverture opposant le Brésil à la Croatie, n'est pas terminé. Les enceintes de Porto Alegre, Curitiba et Cuiaba ne sont également pas encore achevées. Outre les stades, les transports donnent des sueurs froides aux organisateurs et à la FIFA. En effet, tous les projets d'aménagements prévus en la matière ne sont pas encore prêts, notamment un terminal à l'aéroport de São Paulo. Allez, on croise les doigts !

  1. Les Brésiliens sont super enthousiastes

 Entre croissance en berne et mouvements de contestation sociale, le climat est actuellement assez tendu au Brésil. Les manifestations, qui avaient marqué la Coupe des confédérations, se sont intensifiées à quelques semaines du Mondial. Les manifestants protestent contre les sommes faramineuses (pas moins de onze milliards d'euros) engagées par le gouvernement pour l'organisation de la Coupe du monde. « Se não tiver direitos, não vai ter Copa » (« si je n'ai pas de droits [sociaux], vous n'aurez pas de Coupe [du monde] ») figure en bonne place parmi les slogans scandés lors des dernières manifestations. Malgré tout, on a du mal à croire que la folie ne s'empare pas de ce pays fou de football dès que les premiers ballons vont rouler.

  1. L'équipe de France va se remettre en grève

 Ce serait le cauchemar absolu pour les supporters des bleus... Il faudrait subir une nouvelle fois courber l'échine devant les moqueries venant des quatre coins de la planète... Bref, le truc à éviter ! Cependant au vu du traumatisme laissé par l'épisode du bus en Afrique du Sud, il y a peu de chance que cela se reproduise (croisons quand même les doigts car on ne sait jamais...) ! Pour conjurer le sort, Adidas, ancien équipementier de l'équipe de France, a même détruit une réplique du bus de Knysna (LA question : qu'est devenu le « vrai » bus ?)...

  1. Ce n'est pas Shakira qui chante l'hymne officiel

 Son « Waka Waka » était devenu un des tubes de l'été 2010. Même si une de ses chansons figure sur l'album de la coupe du monde 2014, Shakira n'a pas rempilé pour l'hymne officiel, remplacée par Pitbull, Jennifer Lopez et la Brésilienne Claudia Leitte. Leur chanson « We are one » connaîtra-t-elle le même succès ? Une chose est sûre, l'hymne officiel n'a pas l'air d'être du goût de tous les Brésiliens. Sur les réseaux sociaux, nombreuses sont les réactions qui lui reprochent son rythme et ses sonorités très éloignés de la musique locale. Avec son ambiance carnaval, ses danseurs de capoeira, ses enfants qui jouent au foot pieds nus et ses filles en bikini, le clip enchaîne les clichés. Le Loïs Sporting Club vous laisse vous forger votre opinion.

Pitbull, Jennifer Lopez, Claudia Leitte - "We Are One (Ole Ola)" [The Official 2014 FIFA World Cup Song] (Olodum Mix)

  1. La surprise viendra de Belgique

 Depuis 2002, les Belges ne parvenaient plus à se qualifier à la moindre compétition internationale. Au Brésil, ils seront bel et bien présents et partiront avec un statut d'outsider. En effet, les Diables rouges peuvent compter sur des joueurs de carrure internationale comme Eden Hazard (Chelsea) et Thibault Courtois (gardien de Chelsea prêté à l'Atlético Madrid). Depuis 2013, la Belgique n'a plus quitté les douze premières places du classement FIFA. Elle a hérité d'un groupe abordable (Russie, Algérie, Corée du Sud) et peut raisonnablement entrevoir une qualification pour les huitièmes de finale.

  1. Les matchs amicaux précédent la Coupe du monde sont truqués

 Selon le New York Times, au moins cinq matchs de préparation au Mondial 2010 auraient été truqués par des organisations de paris clandestins. Ayant pris connaissance d'un document interne de la FIFA, le quotidien new-yorkais a mené sa propre enquête et mis au jour les agissements d'une société basée à Singapour. Au total, une quinzaine de matchs sont soupçonnés d'avoir été manipulés. Parmi eux, le match opposant l'Afrique du Sud au Guatemala dont l'arbitre aurait déposé après coup 100 000 dollars sur un compte sud-africain. L'Afrique du Sud, pays hôte de la Coupe du monde 2010, avait rempoté la rencontre 5 à 0, rencontre marquée par deux penalties sifflés pour des mains inexistantes.

Ne noircissons pas non plus noircir le tableau, tous les matchs amicaux ne sont pas truqués. Ces matchs, certes sans enjeux, permettent aux équipes de se jauger quelques semaines avant la première phase de la Coupe du monde et aux sélectionneurs d'effectuer les derniers réglages.

  1. Un bon parcours de l'équipe de France donnerait un coup de pouce à la croissance

On entend parfois dire que la victoire de 1998 a eu un effet notable sur la croissance française. Ce n'est cependant pas la Coupe du monde qui a fait redécoller l'activité économique. En fait, en 1998, la France va mieux, économiquement parlant, depuis environ un an. Même si l'équipe de France triomphait au Brésil, cette hypothétique deuxième étoile (qui ferait du bien au moral des Français) ne se traduirait donc pas par un point de croissance.

En 1998, la France avait cumulé organisation de la Coupe du monde et victoire finale. Question : l'organisation du Mondial donne-t-elle un coup de fouet à l'économie du pays hôte ? Là encore mieux vaut être prudent. Selon une étude de l'université de Bochum, le Mondial allemand de 2006 n'avait apporté que 0,1 % de croissance supplémentaire au pays hôte. L'organisation de la Coupe du monde 2010 avait suscité beaucoup d'espoir en Afrique du Sud. Là aussi les retombées économiques ont été inférieures aux attentes.